dimanche 19 août 2018

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1 Présentation

En dehors de la formation d’une Union interarabe qui leur permettra d’élaborer de politiques nationales de développement durable axées sur la formation et les recherches dans divers domaines de connaissances scientifiques et technique, et de réaliser une maîtrise rationnelle de leur intégration dans la mondialisation ( à l’instar des pays émergents), les pays arabes demeureront des proies faciles de l’idéologie expansionniste américano-sioniste au moyen orient et des politiques impérialistes des multinationales et des institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale), tout en continuant de reconduire en permanence tous les aspects du sous-développement, de l’ignorance, des inégalités et de la dépendance économique, politique et technologique dont ils souffrent dramatiquement encore aujourd’hui.
L’Union interarabe (ou intermaghrébine) a tous les atouts économiques, financiers, géographiques et humains pour s’ériger en un nouveau pôle de développement mondial, apte à relever les défis de la mondialisation économique, de la rationalisation de gestion de la finance internationale, des innovations technologiques et des contraintes économiques, écologiques et énergétiques du 21ème siècle.
Trois conditions à caractère structurel (qui doivent êtres inscrites dans les constitutions nationales) sont à retenir pour remettre sérieusement la Communauté arabo-islamique sur la voie de la Renaissance et de développement économique et technologique et mettre fin aux divisions politiques et idéologiques ( voire confessionnelles ) actuelles :
I- La constitution d’une Union Arabe à l’image de l’Union Européenne ;
II- La conclusion d’un accord (issu d’une réelle volonté politique) entre les représentants de la classe politique arabes sur les principes de la construction et du fonctionnement de la démocratie et du respect des droits de l’Homme, un accord concerté et unanime digne du patrimoine culturel, moral et philosophique arabo-islamique .
III– Le maintien de l’autonomie des différents systèmes politiques nationaux actuels qui suppose le respect de deux recommandations préalables :
1) une réforme constitutionnelle engageant les Chefs d’Etats (historiques et charismatiques) à respecter la légitimité et les attributions (en matière de gestion économique) des pouvoirs exécutifs nationaux issus démocratiquement des urnes ;
2) le respect par les gouvernements nationaux des directives imposées par les autorités, économiques, financières et monétaires spécialisées de l’Union Interarabe.-

2 Conditions économiques et financières, réformes structurelles préalables à une intégration dynamique régionale interarabe:

Les conditions de réformes structurelles et constitutionnelles d’une INTEGRATION DYNAMIQUE REGIONALE (ou UNION INTER-ARABE ) qui sont susceptibles de relancer un réel décollage des économies nationales et de générer un pôle de développement à la hauteur des exigences complexes (économiques, technologiques, écologiques, sécuritaires) de la mondialisation sont :
- Création De l’Union interarabe (ou intermaghrébine) à l’instar de l’Union Européenne, qui suppose l’intégration des pays membres dans une zone monétaire arabe, une monnaie unique, des autorités monétaires interarabes uniques (constituées de la Banque Centrale Arabe et des Banques Centrales Nationales) , des Commissions de contrôle des politiques économiques nationales et de l’évolution des droits de l’homme à l’intérieur de l’espace de l’Union interarabe etc.
- Création d’un directoire nommé par les chefs d’Etat chargé de gérer en permanence la politique monétaire de l’Union et d’un Conseil de gouverneurs (des banques centrales) pour définir la politique monétaire générale de la zone de la monnaie unique inter-arabe et contrôler continuellement l’évolution de la masse monétaire.
- Mise en place d’une Commission inter-arabe, constituée de sous-commissions spécialisées présidées par des commissaires (Commissaire à la concurrence, Commissaire au commerce, commissaire à la justice, commissaire aux droits de l’homme en l’occurrence), et dont les membres représentent chacun un pays. Elles doivent être chargées de superviser les politiques économiques et financières nationales des différents pays, de stabiliser les prix, de soutenir la croissance, d’assurer la maîtrise de l’inflation et d’établir des normes au plafonnement des déficits publics des pays de l’Union, en vue de sauvegarder l’orientation des politiques inter-arabes communes
- L’organisation d’un processus périodique d’élection du Parlement de l’Union constitués de députés élus démocratiquement et à la proportionnelle et représentatifs des différentes régions définies à l’intérieur de chaque pays arabe ;
-Le financement du modèle de développement entretenu au moyen d’une réorientation et d’un drainage des avoirs pétroliers arabes vers les économies intérieures nouvellement réorganisées, qui se substituerait progressivement à l’emprise financière des institutions internationales (Banque mondiale, FMI) sur les économies des pays non pétroliers ;
- L’accentuation des échanges interarabes en fonction de la complémentarité des activités économiques développées au sein des pays membres, pour atténuer les rapports de dépendance Nord-Sud ;
- Création et financement des instituts d’étude et de formation de haut niveau dans divers domaines de connaissances et de recherches, plus particulièrement des nouvelles technologies avancées, du Numérique et des NTIC (Nouvelles Technologies d’Information et de Communication).
-L’investissement massif dans la formation d’une armée d’informaticiens et de spécialistes des NTIC pour contrecarrer le superpouvoir des campagnes d’intoxication médiatiques pro-israéliennes, «islamophobes» et «arabophobes» mondialisées, qui doit se combiner à la maîtrise progressive et effective des systèmes de sécurisation informatique en matière d’I.E. (Intelligence Economique) et de S.E. (Sécurité Economique;
-Création des banques interarabes d’aide au développement et à la consolidation des investissements ;
-Mise en œuvre d’une réelle réforme agraire d’autosuffisance consolidée par une politique agricole commune arabe, susceptible de remédier à la dépendance et à l’insuffisance alimentaires ;
- Elaboration de politiques de décentralisation en vue de création de régions (bases électorales du parlement inter-arabe) aptes à jouer le rôle d’acteurs dynamiques de développement et de renforcement de la compétitivité industrielle internationale ;
- la conciliation du modèle de développement économique et social spécifique avec les valeurs culturelles, en parfaite symbiose avec la maîtrise technologique et la consolidation de la famille comme un support au citoyen et comme un levier structurel du développement qui doit se conjuguer à la formation et à la créativité à l’instar du Japon et des pays émergents du sud-est asiatique;
-Création d’une Haute Autorité des compétences indépendante chargée de certification bancaire et d’établissement des règles éthiques de transparence financière qui se combine à la création de structures qui veillent sur le respect des normes de la sécurité agricole et alimentaire dans l’ensemble de l’Union Arabe.
- Constitution d’un Fonds de Stabilité Arabe susceptible d’apporter l’aide financière aux Etats arabes déficitaires qui subissent gravement le coût de la crise internationale et des conflits régionaux ;
- Création d’une structure de Défense commune en accord avec le rôle assigné par l’ONU aux casques bleus et en concertation avec les organisations de défense internationales tel que l’OTAN, pour pouvoir contribuer à l’instauration de la paix dans les régions arabes et les pays exposés aux conflits et aux guerres.
- Construction de l’Etat de droit et processus réel de démocratisation légitimée par la volonté du peuple qui doit engendrer la formation d’un pouvoir exécutif d’alternance garant des droits fondamentaux des citoyens et instigateur de développement durable.

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