TITRE V ET philosophie islamique et pensée hellénistique -grecque- aristo-platonicienne : les liens organiques

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يُؤْتِي الْحِكْمَةَ مَنْ يَشَاءُ ۚ وَمَنْ يُؤْتَ الْحِكْمَةَ فَقَدْ أُوتِيَ خَيْرًا كَثِيرًا ۗ
( 269 - البقرة )
« Il donne la sagesse à qui Il veut. Et quiconque est honoré d’un tel don, jouit d’un immense enrichissement.. »
(le Coran : II - 269)
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la philosophie islamique comme approfondissement et enrichissement de la pensée hellénistique :

*Dualité ou unicité de la Vérité à laquelle conduisent la Raison et la Foi ;
*l’ancienneté de l’univers ( قد م العالم ) ;
*La théorie de l’univers ou le cosmos ( ordonné ou soumis au hasard ) : fondée sur l’atomisme : L’univers est constitué d’atomes occasionnels et des temps désordonnés et non permanentes, où sauf la Pure et l’Arbitraire Volonté de Dieu est déterminante..
* Essence et existence : Au-delà de la vision hellénistique aristotélicienne, définissant la dualité de Dieu ( Unité et Pureté ) par opposition à la matière( diversité et multiplicité ), les penseurs arabo-musulmans ( Ibn Sina et Elfarabi ) retiennent le concept de « hiérarchie des Intelligences » où Dieu (Intelligence Suprême et Pure et sans limites) crée et illumine les intelligences humaines.
De même que le monde – existence ( éternelle ) dans l’abondance émane de l’Essence divine. ( Le développement méthodologique de la distinction entre Essence et Existence revient à Elfarabi et reprise par Ibn Sina ).
*L’immortalité de l’âme :
Les convergences entre la pensée hellénique et la philosophie islamique s’expriment sur différentes questions.
*l’ancienneté de l’univers ( قد م العالم ) ;
*La théorie de l’univers ou le cosmos ( ordonné ou soumis au hasard ) : fondée sur l’atomisme : L’univers est constitué d’atomes occasionnels et des temps désordonnés et non permanentes, où sauf la Pure et l’Arbitraire Volonté de Dieu est déterminante..
* Essence et existence : Au-delà de la vision hellénistique aristotélicienne, définissant la dualité de Dieu ( Unité et Pureté ) par opposition à la matière( diversité et multiplicité ), les penseurs arabo-musulmans ( Ibn Sina et Elfarabi ) retiennent le concept de « hiérarchie des Intelligences » où Dieu (Intelligence Suprême et Pure et sans limites) crée et illumine les intelligences humaines.
De même que le monde – existence ( éternelle ) dans l’abondance émane de l’Essence divine. ( Le développement méthodologique de la distinction entre Essence et Existence revient à Elfarabi et reprise par Ibn Sina ).
*L’immortalité de l’âme :
Les convergences entre la pensée hellénique et la philosophie islamique s’expriment sur différentes questions.

Les philosophes musulmans rejoignent et approfondissent la pensée hellénistique sur des points méthodologiques conciliables, à savoir :
+Pour Aristote, les raisons de l’existence d’un Dieu immuable ( ثابتا ) et cause de tout mouvement et de tout être ( سببا للحركة و الخلق ) en tant que moteur premier, alors que la matière ne peut en aucun cas engendrer le mouvement et l’existence des êtres.
+Partant du concept central d’idéal-perfection ( الفضيلة ), Socrate, Aristote et Platon conçoivent les rapports sociaux comme système d’obligations morales qui s’imposent à l’homme, y compris, précise Socrate au moyen de la loi. La Science et la philosophie ( liés par principe au concept de l’Idéal de la perfection- الفضيلة ), doivent donc être utilisés essentiellement au service du perfectionnement moral ( point méthodologique repris et approfondi par Abou Hamid Alghazali)
Les critiques de l’aristotélisme par Abou Bakr Arrazi marque une réelle rupture par rapport à la pensée hellénistique, particulièrement, sa conception des «entités éternelles » : Dieu (Créateur et Garant de l’existence), Ame, Matière, Temps, Espace.
Selon Arrazi, l’espace existe indépendamment des corps, et le temps ne dépend pas du mouvement contrairement à la thèse d’Aristote ) .
Pour les penseurs grecs, la Raison, la Science et la Connaissance (العقل-العلم-المعرفة ) sont liés au concept de l’Idéal - ou monde de la perfection ( مفهوم الفضيلة ) et la Philosophie qui s’identifie à la Science, donne aux philosophes les moyens de leur perfection morale en société ( Convergence avec la «philosophie politique» de la Cité Idéale d’Elfarabi ).
-La Révélation ( الو حي ) et l’unicité de Dieu (التوحيد الالهي ) est pour l’ensemble des philosophes musulmans des données incontournables de la connaissance spécifique islamique, alors que pour la pensée hellénique développée par Pythagore, Socrate, Aristote et Platon, la Divinité est au sommet du monde du Bien, incarnant tantôt le «moteur premier » selon l’expression d’Aristote ( المحرك الاول ), tantôt le « noyau" (الجوهر) ou du «Bien absolu» suivant l’expression de Platon ( الخير المطلق ) dont dérive le monde de l’Idéal ( عالم المثل ) de la Science, de la Raison et de la Connaissance, par opposition au monde de l’imperfection et de la négativité ( monde de la matière et de l’artifice ).
-Ibn Roshd croit à la création de Monde par Dieu à partir du néant (من عدم ) en dehors du Temps ( زمن من غير), et le Temps est crée à partir du mouvement du Monde ( حركة العالم ), d’où l’idée de l’ancienneté du Monde (قدم العالم) qui n’est pas précédé du Temps ( غير مسبوق بزمن )..
-Avant Ibn Roshd qui a contribue à l’enrichissement de l’aristotélisme, il faut rappeler l’apport de l’interprétation philosophique du Platonisme par Elfarabi, et les efforts d’approfondissement de l’aristotélisme et du platonisme par Elkindi.
-Alkindi croit à l’immortalité de l’âme, qui est une substance qui dérive de celle de Dieu, et le Monde est crée par Dieu à partir du Néant .
-Par rapport aux problématiques de la Raison et de l’âme, Aristote fractionne l’âme ( qu’il distingue du Corps ) en deux dimensions : La Raison qui est indépendante du Corps ( volet rationnel de l’âme), et la Sensation psychologique et naturelle ( volet animal de l’âme soumis aux instincts).
- Selon Aristote, sauf le volet de la Raison survivra dans l’éternité et l’immortalité, alors que le volet sensationnel s’évapore avec la mort définitive du Corps.
