mercredi 12 septembre 2018



Les grandes figures de la philosophie arabo-islamique

a / - Elkindi (الكندي) ( 786-873 grég.)

-Al-kindi : fondateur de la « philosophie arabe »
-Etudes approfondies dans différents domaines : philosophie, mathématique, logique, astronomie, médecine, musique ;
spécialiste de la sagesse asiatique ;
-Contemporain du célèbre écrivain et hérétique Abou Othman Aljahidh (أبو عثمان الجاحظ) issu de l’école philosophique rationaliste de Baghdad comme lui. Aljahidh était lié à une fraction muâtatazilite et Alkindi avait pu élargir ses connaissances en Ilm Alkalam et en philosophie ( qu’il avait enrichie de la pensée grecque) pour consolider enfin la philosophie arabo – islamique en conciliation ave les fondements de la pensée islamique ;
- Il distingue la « science divine » ( علم الهي) de la « science humaine » (علم انسا ني ) et considère la «science divine» (qui n’est point soumis aux règles de l’intelligence et du temps) ou «science des Prophètes», comme supérieure à la «science humaine » :
-Sur la base de cette distinction, Alkindi croit donc que les questions de la création du Monde, de la Prophétie, de l’éternité de l’âme et de la résurrection, ne relèvent pas du domaine de la rationalité intellectuelle.
-Il croit à une double vérité : la vérité révélée et la vérité philosophique, tout en croyant à l’harmonie des deux connaissances ( divine et humaine) ;

b-Elfarabi ( الفرابي ) (870-950 grég. ) :

-Dans le cadre de sa théorie des « dix intelligences» et sans attribuer ce stade de connaissance aux seuls prophètes, il considère le stade de la «raison active» ou «intelligence agente» (العقل الفعا ل ) comme stade supérieur, alors que le stade où se réalise une neutralité vis-à-vis de la matière- العقل المستفا د - intelligence acquise- (qui est un simple résultat du processus de progression intellectuelle du philosophe), est intermédiaire pour atteindre le stade extra-rationnel de «Révélation» ( الوحي).
En d’autres termes, avec l’«émanation»( الفيض ) de «l’intelligence agente» (العقل الفعال ) sur la « raison émotionnelle» ( العقل المنفعل ) par l’intermédiaire de l’état de l’intelligence acquise (comme état supérieur de l’intellect humain d’intuition et d’illumination-العقل المستفاد), se réalise l’état de Révélation «Alwah’ye»( الوحي).
Dans ce processus, Elfarabi considère que le Prophète n’a pas besoin de progression intellectuelle comme le philosophe ( doté de la raison émotionnelle) pour atteindre l’état de Révélation «الوحي» ; il s’agit d’une connaissance divine ou vision (المخيلة ) que le Prophète eut la capacité (extrasensorielle, extra-rationnelle et extra-matérielle) d’accepter et de saisir par l’intermédiaire de Jibril.( "كتاب السيا سة المد نية" )
-A ce niveau, Elfarabi honore le stade supérieur de l’intellect du philosophie, au rang de l’Intelligence saine, à l’image du Prophète ;
-Dans le cadre de sa conception de la « cité idéale», il développe une sorte de «philosophie politique» selon laquelle, seul un philosophe ( ou prophète philosophe) qui a acquis donc toutes les vertus quasi-prophétiques de l’Intelligence saine est en mesure de guider et de diriger la cité idéale ( ou cité vertueuse ) tant vantée avant lui par Platon !
La philosophie (comme voie recommandée par Allah) est donc la seule voie selon Elfarabi vers la vraie connaissance
-Elfarabi ( dont la pensée est à dominante mystique et métaphysique ), est le premier penseur musulman à opérer méthodologiquement une distinction entre l’essence et l’existence, avant que les interrogations philosophiques qui en découlent, soient reprises et développées particulièrement par Ibn Sina dans un premier temps et par Sohrawardi dans un deuxième temps.

c/- Ibnou Sina-ابن سينا -( Avicenne : 370-429 H.) :


-Large contribution à l’approfondissement et à l’interprétation des orientations philosophiques aristotélicienne et néoplatonicienne ;
-Méthodologie philosophique influencée nettement par la pensée new-platonicienne ;
-Formation multidisciplinaire et encyclopédique englobant l’ensemble des connaissances de son époque .
-Plus de 150 œuvres furent sauvées et recensées dont une quarantaine dans le domaine médical et une encyclopédie de la philosophie..
-Large contribution à la formation des techniques scientifiques médicales : son «Canon médical» (القانون في الطب) fut longtemps un manuel de référence dans toute l’Europe médiévale au même titre que son œuvre dite «Livre de la guérison» (كتاب الشفاء).

-Médecin de la cour à 21 ans à Boukhara capitale de Ouzbékistan actuel.
-Influence reconnue sur les orientations philosophique et scientifique en Europe à la veille de sa renaissance ( à l’instar de la pensée d’Ibnou Roshd ( Averroès- ) ;

d/-De SOHRAWARDI Chihab Addine Yahya (شهاب الدين يحيى الصهروردي) (549-578H./1155-1191Gr.) à IBN ARABI Mouhyi Addine (محيي الدين ابن عربي) (M.638H./1240Gr.) :



Sohrawardi : Grand philosophe de l’Orient islamique, et grand «sheikh » de la philosophie dite de Lumière ou « philosophie illuminative » ( فلسفة الا شراق ).
Du point de vue méthodologique, Si la philosophie illuminative est considérée comme incarnant une synthèse entre la théosophie orientale ( exprimant la sagesse asiatique) ou zarathoustrienne et de la philosophie platonicienne et new-platonicienne, par contre le «péripatétisme » arabe ( المشا ئين العرب) incarné successivement par Elfarabi, Avicenne et Averroès, s’inspire essentiellement du rationalisme aristotélicien .
La théosophie de Sohrawardi, est essentiellement une remise en cause (ou étude critique ) :
-de la « philosophie orientale » incarnée par Ibn Sina ;
-du péripatétisme ( ou l’aristotélisme) des philosophes arabo-islamiques d’Elfarabi ;
-de la méthodologie scolastique des penseurs de Ilm Alkalam.
Ainsi, il contribue à la critique de la rationalité philosophique ( au moyen d’introduction d’éléments platoniciens) en complément de celle formulée ( au moyen d’autres outils analytiques ) par Abou Hamid Alghazali, et ce, pour les trois hauts et nobles objectifs suivants :
*la réhabilitation du volet spirituel de la religion ou consolidation des «sciences» du soufisme – (le soufisme en tant que médiation hautement philosophique et spirituelle et non en tant que système congréganiste pervers des «tarikas» ) ;
*Le plein achèvement de l’unicité divine au moyen de l’expérience mystique ;
*La non séparation de la philosophie et du soufisme (ou la non séparation de la recherche philosophique et de la réalisation spirituelle).
Dans le cadre d’une perception métaphysique du monde ( où l’existence précède l’essence), Sohrawardi, définit un monde « intermédiaire » qui constitue le « chemin obligatoire » :
-du «monde vrai et symbolique» des Prophètes ;
-des expériences visionnaires mystiques ;
-de la voie de la résurrection ;
-de la recherche et de la découverte de la « vérité » spirituelle et littérale ( exégèse – التاويل - ) des données de la Révélation coranique.
De ce fait, il approfondie la théosophie islamique orientale, avant que Mouhyi Addine Ibn Arabi (mort en 638 H.), fonde la théosophie occidentale andalouse (à propos des thèses d’Ibn Arabi, voir supra, PARTIE 4 ).
De même qu’il consolide les interprétations shiites de l’imamat et les voies mystiques du soufisme.
Sohrawardi et Ibn Arabi représentent ainsi les grands maitres de l’exégèse soufie et de l’interprétation allégorique du Coran.
Se sont ces grands penseurs de l’islam ( Sohrawardi en orient et l’andalous Ibn Arabi) qui fondèrent les bases d’une philosophie islamique comme conjugaison de la théosophie orientale et du soufisme en dehors et en dépassement de la déviation postérieure des «tarikas » (ou congrégations ) soufies.

e-Abou Hamid Alghazali (451-505H./1058-1111G.)




-A. H. Alghazali de formation encyclopédique (à l’instar d’Alkindi, d’Elfarabi, d’Avicenne, d’Averroès et d ’Ibn Khaldun ), occupe une place centrale dans l’histoire de la pensée religieuse et philosophique arabo-islamique.
La pensée d’Algahazali fera l’objet de critiques méthodologiques développées d’abord par Averroès – 520 -595H- dans son ouvrage «l’incohérence de l’incohérence»( تهافت التهافت ) en réponse à ses thèses préalablement élaborées dans «l’incohérence des philosophes»( تها فت اللفلا سفة ) et plus tard, par Ibn Taymya – 661-728H – (double critique de l’adoption du soufisme et de la logique ) et qui atténuèrent d’une manière significative son influence sur la pensée philosophique islamique.
Grâce à ses critiques formulées à l’égard de la philosophie, il devint le défenseur historiquement exceptionnel et le «gardien» de la spécificité de la «Connaissance islamique» pour une définition rigoureuse de «frontières» méthodologique et épistémologique entre la pensée islamique et la pensée hellénique aristotélicienne et platonicienne.
En ce sens, il bâtit grâce à ses œuvres (comportant des critiques à l’égard de la pensée hellénique), une solide argumentation contre la pensée orientaliste qui nie l’existence d’une philosophie proprement islamique d’une part, et contre les implications méthodologiques de la pensée aristotélicienne sur la pensée religieuse et philosophique islamique ( Elfarabi, Ibn Sina, en l’occurrence) de l’autre part.
Compte tenu de son acharnement à défendre la nature et la spécificité de la pensée islamique et de ses critiques qu’il a formulées à l’égard des «philosophes arabo-musulmans hellénisants», les musulmans sunnites accorderont à Alghazali le titre honorifique de «Houjjat Al’islam» « حجة الا سلا م » ( « le garant de l’islam ou la «preuve de l’islam»).
Or, les orientalistes auront du mal à interpréter les thèses d’Alghazali, en retenant sa remise en cause de l’influence de la pensée hellénique sur la pensée islamique, comme argument d’appui à leur thèse de la négation d’une philosophie proprement islamique ( Rena

f- Averroès (Ibn Roshd Abou Alwalid Mohamed) –ابن رشد أبو الوليد محمد -)(-520-595H./1126-1198Gr.)

1-Présentation de la pensée d’ Ibn Roshd

Nous essayerons de ne pas trahir l’œuvre grandiose et encyclopédique d’Averroès, en précisant de prime abord qu’il se présente comme :
*l’«interprète» et le «traducteur» de toute la pensée philosophique antérieure à son époque du 12ème siècle, y compris la pensée hellénique ( aristo – platonicienne et new-platonicienne), combinée à une critique de la pensée de ses prédécesseurs et grands penseurs arabo-musulmans ( Elfarabi, Avicenne, Elghazali ), tout en valorisant et en réhabilitant la méthodologie aristotélicienne (1) ;
*Le précurseur de la pensée rationaliste de la Renaissance et du développement séculaire, grâce notamment à son grand projet intellectuel qui visait fondamentalement à mettre la pensée arabo-islamique sur la voie du progrès ( en la débarrassant de l’obscurantisme et du dogmatisme) visant essentiellement à engendrer une réelle Renaissance de la communauté et de la civilisation islamiques à l’instar de l’Europe qui fut entamée depuis le 17ème siècle ;
1–La place centrale qu’occupe Averroès dans l’univers de la philosophie en général, c’est qu’il est incontestablement le penseur de la SYNTHESE de l’ensemble des pensées philosophiques à caractère universel d’une part, et de la CONFORMITE entre la rationalité philosophique et la rationalité religieuse, de l’autre part.
Avant même la philosophie des lumières et la pensée politique de la laïcité qui sont au fondement du développement séculaire occidental, Il élabora ainsi son projet de reconstruction de la pensée universelle fondé sur :
-la séparation de la Raison théologique de la Raison scientifique et philosophique ;
-la réhabilitation du rationalisme aristotélicien ;
-le rapprochement entre temps et existence ;
-la réhabilitation de la vision méthodologique du temps circulaire et non linéaire : - لا وجود لبدا ية زمنية للكون ) )
+Réponses critiques à la méthodologie d’A. H. Algahazali :
L’un des débats les plus significatifs de l’histoire de la pensée arabo- islamique portait sur les réponses d’Averroès (au 6ème siècle hégire) aux critiques qu’avait formulées Alghazali ( 5ème siècle hégire) à l’égard des orientations philosophiques arabo-islamiques d’obédience aristo-platonicienne ( Elfarabi – IbnSina..) antérieures à son époque
L’intervention d’Averroès consiste à défendre la philosophie au moyen de démonstrations rationnelles et logiques.
C’est sur la base des principes méthodologiques rationalistes (traduction de la pensée aristotélicienne), qu’il apportât des corrections à Alghazali dans son ouvrage « تهافت التها فت »(l’incohérence de l’incohérence), en réponse aux thèses développées par ce dernier dans son ouvrage « تهافت الفلا سفة » ( l’incohérence des philosophes ).
Averroès reprend ainsi les concepts combinés de ses prédécesseurs qui fondent le paradigme suivant -  وممكن الوجود" " واجب الوجود
-A.H.Alghazali, reproche avec raison aux philosophes issus de Ilm Alkalam d’avoir lésé la religion et la foi musulmanes au moyen de leurs visions sur l’éternité du monde, la non-résurrection des corps et l’éternité de l’âme, les «sifat» de Dieu assimilées selon Elghazali à celles des humains ( vision anthropomorphiste de Dieu), qui s’ajoutent à la thèse de «l’ignorance par Dieu des éléments particuliers» ( الجزئيات ) .
-L’exceptionnel thèse d’Averroès sur la temps, l’espace, l’origine et la fin de l’univers : En répondant à Alghazali, Averroès affirme que «le Monde est en perpétuel mouvement et en expansion, il n’a ni début ni fin » - ( العالم في حدوث دائم وليس في حدوثه بداية ولا نهاية» ).
A ce titre, il est considéré comme le précurseur de la théorie développée par Albert Einstein du système gravitationnel à la base du fonctionnement de l’univers et qui trouvera ses explications scientifiques dans la physique relativiste autour de la question des trous noirs.
En ce sens que, par rapport à la problématique de l’existence et de la création de l’univers, le temps est conçu comme ayant une dimension circulaire ( temps sans début ni fin ) et non linéaire ( basée sur une succession infinie de causes à effets ) comme le concevait Platon et le pensaient Elfarabi et Avicenne .

g-Ibn Khaldun Abou Zayd Abderrahman –

ابو زيد عبد الرحمان ابن خلدون- (733-809H./1332-1406Gr.)


-Dans ses “Prolégomènes”, Ibn Khaldun nous livre une distinction hautement Et méthodologiquement significative dans sa définition des sciences, telles qu’elles existaient à son époque au-delà de l’apport partiel de la connaissance hellénique :
+Sciences qui relève de l’acquisition et de la réflexion libre de l’homme ( ou « sciences philosophiques ») ;
+Sciences qu’on ne peut maitriser et assimiler que par l’intermédiaire de « la tradition » ou « sciences  religieuses », dont le Coran et la Sunna.
Il s’agit d’après Ibn Khaldun d’une opposition entre les «sciences rationnelles » qui sont engendrées par la Raison humaine, et les «sciences traditionnelles» qui trouvent leur existence dans la religion.
Sur la base de cette distinction méthodologique fondamentale, la pensée d’Ibn Khaldun ( à l’instar d’Akindi et d’Ibn Roshd) est fondée sur une neutralité de la Raison philosophique par rapport aux domaines des croyance qui relèvent de la religion.
Elle ouvre ainsi la voie à une réflexion intellectuelle qui attribue à la liberté pensée ( ou libre arbitre) une dimension philosophiquement incontournable et inviolable.
-La neutralité de la Raison occupe une place centrale dans la réflexion philosophique d’Ibn Khaldun ;  sa définition rigoureuse de Ilm Alkalam permet clairement d’établir cette neutralité de la Raison, y compris quant il s’agit d’appréciation des systèmes de croyances :
IlmAlkalam est la «science comportant des démonstrations concernant les systèmes de croyance au moyen de preuves établies par la Raison » :
« علم الكلا م علم يتضمن الحجج عن العقا ئد الا يما نية بالا د لة العقلية ».
-Ibn Khaldun fait l’unanimité des sociologues et historiens non arabes comme étant le fondateur de la sociologie et de la philosophie de l’histoire et en même temps le penseur qui avait réussi à dégager des lois économiques et sociologiques à partir des faits et des évolutions des sociétés contemporaines.
-Parallèlement au rôle primordial de la Raison et de la neutralité des lois économiques et sociologiques, Ibn Khaldun se positionne en dehors de l’espace de la religion pour expliquer l’évolution et les cycles des sociétés en formation ou en décadence, qu’il combine à une analyse socio-économique de la genèse de l’Etat sur la base de critères objectifs.
-les critères d’ordre religieux ou liés à la spiritualité sont retenus comme déterminants de l’évolution des sociétés et des Etats par Ibn Khaldun spécifiquement au moment de la prédominance des conflits à caractère tribal ou liés aux coutumes traditionnelles.
-Il attribue au concept de « Assabya »- العصبية- ( en tant que système socioculturel de cohésion sociale) deux aspects :
L’un est spirituel et l’autre objectif et matériel. Il est retenu comme l’un des paramètres socioculturels qui expliquent la décadence des sociétés arabes.
-Ibn Khaldun ( en tant que théoricien de la dialectique économique et sociale), rejoint ainsi la méthodologie philosophique qui fonde le matérialisme marxiste ( interaction dialectique de plusieurs éléments et de causalité logique ) où se combinent d’une manière complexe ( suivant les spécificités propres à chaque société ) ce que le marxisme retiendra comme infrastructure et superstructure au niveau de l’étude des formations sociales et des modes de production ;
(1) Seules les traductions des oeuvres d’Ibn Roshd comme ensemble connu en Europe sous le titre d’AVERROÏSME (traduction effectuée en hébreu et en latin ) ont survécu, alors que la totalité de ses oeuvres écrites en arabe ont définitivement disparu).Il faut signaler que ce sont les dirigeants prestigieux berbères de la Renaissance maghrébine(Almoravides d’abord et Almohades ensuite), qui ont honoré Ibn Roshd à l’instar des autres philos
-L’ambitieux Almohade Abdelmoumen créa des centres de formation et des Ecoles dans divers domaines ( théologie, Philosophie, sciences etc.), et des bourses d’études furent accordées aux étudiants. L’encadrement de ce programme de formation et de recherches avait été confié à Ibn Roshd  vers 548H. / 1153 G.
-De même que les grands penseurs de l’époque ( dont le maitre d’Ibn Roshd , Ibnou Toufyl ), furent reçus et honorés par la cour almohade, particulièrement à Marrakech 



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(1) Seules les traductions des oeuvres d’Ibn Roshd comme ensemble connu en Europe sous le titre d’AVERROÏSME (traduction effectuée en hébreu et en latin ) ont survécu, alors que la totalité de ses oeuvres écrites en arabe ont définitivement disparu).Il faut signaler que ce sont les dirigeants prestigieux berbères de la Renaissance maghrébine(Almoravides d’abord et Almohades ensuite), qui ont honoré Ibn Roshd à l’instar des autres philos 
- L’ambitieux Almohade Abdelmoumen créa des centres de formation et des Ecoles dans divers domaines ( théologie, Philosophie, sciences etc.), et des bourses d’études furent accordées aux étudiants. L’encadrement de ce programme de formation et de recherches avait été confié à Ibn Roshd vers 548H. / 1153 G.
- De même que les grands penseurs de l’époque ( dont le maitre d’Ibn Roshd , Ibnou Toufyl ), furent reçus et honorés par la cour almohade, particulièrement à Marrakech
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