samedi 1 septembre 2018



Ce ne sont donc pas les libertés réelles qui supposent la sauvegarde et la garantie des droits fondamentaux de l’homme (droits politiques, droit au travail, à la santé, à la formation, à la création et à la recherche etc.) qui sont acquises au Maroc, se sont plutôt toutes les «libertés» qui engendrent des comportements irrationnels (**) en portant gravement atteinte à la vie privée et à la quiétude du citoyen , y compris celles autorisées dans des espaces publics en violation des règles élémentaires de la protection des équipements sociaux et de l’environnement, alors que toutes les formes de dictatures sont permises et s’imposent pragmatiquement et quotidiennement aux classes sociales moyennes et pauvres : dictature politique et sécuritaire (***), dictature des contrats (****), dictature des prix (*****), dictature des médias (+) en l’occurrence.
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(**)«libertés» engendrant des comportements irrationnels :

 liberté accordée aux institutions financières et aux promoteurs immobiliers d’appliquer des clauses de contrat (sans consentement préalable du contractant bénéficiaire) qui violent gravement les droits fondamentaux des citoyens ; liberté accordés aux centres de pouvoir liés aux lobbys économiques et commerciaux de bénéficier des contrats juteux avec la complicité des autorités locales suivant le système de clientélisme complexe et bien contrôlé ; liberté permise aux cliniques et aux centres hospitaliers publics de laisser mourir les couches pauvres de la population ( dépourvue de revenu et de protection sociale) sans jamais craindre d’être accusés de «non assistance aux personnes en danger»), alors que des «erreurs» médicales mortelles sont souvent commises par le corps médical sans qu’elles donnent lieu à des enquêtes ou à des sanctions; liberté accordée aux éleveurs l’user des hormones et des antibiotiques et aux producteurs agricoles l’user des pesticides qui sont jugés unanimement très néfastes à la santé publique ; liberté tolérée vis-à-vis des commerçants qui occupent les espaces publics;
 liberté accordée sans limites aux éleveurs de millions de moutons pour détruire les espaces verts et les forêts jusqu’aux racines ; liberté accordée aux marchants ambulants d’occuper les espaces verts et les lieux publics ; liberté tolérée vis-à-vis d’une poignée de jeunes sans culture et sans scrupules de transformer les rues et les boulevards en terrain de foot bal ; liberté tolérée et accordée aux organisateurs de mariage et de fêtes d’occuper les espaces publics et les boulevards en y installant es tantes géantes qui s’ajoutent au tapage nocturne (émis par hauts parleurs) qu’ils engendrent au dépend des citoyens sans défense...

(***)Dictature politique et sécuritaire :

 Le Maroc est l’un des rares pays au monde (avec l’Arabie Saoudite et les Emirats) à doter l’autorité sécuritaire :
- De pouvoir contrôler tous les faits et gestes de l’ensemble des citoyens ;
- De pouvoir manipuler avec aisance les résultats des urnes ; - De pouvoir décider de la date, de la durée et de l’ampleur d’une manifestation soumise préalablement à une autorisation, et aucune manifestation spontanée n’est par conséquent tolérée ! sauf des «sittings» organisés par les déshérités des bidonvilles en cours d’expropriation (en agissant contre les autorités locales -photo du Roi à l’appui- !) sont tolérées à condition qu’elles ne dégénèrent pas en manifestation !

(****)Le monde de la «sombre injustice» ( عالم المظالم)est à recenser surtout auprès des banques et des promoteurs immobiliers qui font preuve de plus de mépris à l’égard du gentil peuple marocain :

 Il faut simplement rappeler que suivant les législations en vigueur dans le monde entier, tout contrat suppose un consentement préalable des deux contractants. Or dans le cas des contrats imposés par les institutions financières et les promoteurs au Maroc, un seul langage est retenu vis-à-vis du contractant dit «bénéficiaire» : «c’est à prendre ou à laisser»!.
 Concernant les promoteurs immobiliers, il faut préciser qu’ils mettent l’acquéreur dans l’obligation d’accepter les clauses gravement abusives, déséquilibrées et illégales de «contrat de réservation» sans aucune précision sur la date de livraison et sans dédommagement quelconque au profit de l’acquéreur, alors que toutes sortes d’obligations et de dédommagements sont prévues explicitement dans le contrat au profit du promoteur, y compris le droit éventuel de retenir jusqu’à 10% du prix du bien vendu en cas de désistement volontaire ou justifié ( refus bancaire d’accorder le crédit par exemple) en violation de toutes les législations en vigueur. Pour plus de précision, les promoteurs immobiliers ( à commencer par le plus usurpateur d’entre eux le Groupe ADDOHA) imposent depuis des années ce chantage hautement abusif aux pauvres acquéreurs, alors que le premier projet de loi concernant la réglementation des montants éventuellement retenus par les promoteurs en cas de désistement, n’eut été déposé devant le parlement par le ministre de l’habitat Nabil BenAbdellah qu’au cours du premier semestre 2015. Il prévoyait dans une première lecture une retenue de 15% sur le montant avancé et non 10% sur le montant du prix du bien à acquérir si le désistement intervient avant l’obtention du permis d’habiter ou de 20% s’il intervient après. Suite aux amendements apportés, le ministre finit par céder aux promoteurs en proposant dans le texte du projet une retenue de 10% du prix du bien au stade de l’achèvement des gros œuvres et de 15% au stade de l’achèvement de la construction avec obtention du permis d’habiter. Nous assistons là à une véritable opération d’usurpation d’une partie du revenu des couches les plus pauvres de la population. Le ministre de gauche (أحصراه ) et secrétaire général du PPS hérité du charismatique ALI YATA n’a pas seulement lésé les couches les plus pauvres mais réussit un véritable tour de prestidigitation en faveur des promoteurs immobiliers usurpateurs en l’absence de tout rôle significatif des associations de consommateurs !

(*****)Dictature des prix :

 Liberté accordée aux lobbys commerciaux et aux grands distributeurs de denrées alimentaires de base d’augmenter les prix à la consommation à toutes les occasions sans interventions efficaces des instances de contrôle. Toutes les occasions sont bonnes pour majorer les prix : l’inondation au même titre que la sécheresse, le Ramadan et l’Aïd Kébir, l’avènement de l’été etc. au moment où les consommateurs européens contestent la variation infime des indices des prix à la hausse de 0,1 à 0,9%, les lobbys marocains n’hésitent pas à procéder à des augmentations abusives allant de 10 à 40% ! Quant aux grandes surfaces gérées par les représentants usuraires des holdings économiques et commerciaux, elles fonctionnent suivant leurs propres normes de consommation et au dessus de toutes les lois liées au droit du consommateur. Leur espace échappe complètement à tout contrôle !

(+)Dictature médiatique :

L’arrivée au pouvoir d’une équipe de conseillers royaux au début des années 2000 qui déboucha sur une mainmise totale sur les canaux nationaux de télévision et des radios, a engendré un système de survalorisation-sacralisation des actions du chef de l’Etat au détriment des autres centres du pouvoir, au point de développer dans l’imaginaire d’une grande partie de la population l’illusion d’un développement économique à la hauteur d’une «nation émergente et développée», qui se conjugue à l’illusion d’un modèle unique de «démocratie» dans le monde arabe post-Intifada !

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